lundi 29 février 2016

ITALIE: UNE LECON DE DEMOCRATIE ?

Par Edouard in Atlantico


Union civile homosexuelle en Italie : comment Matteo Renzi a réussi (malgré lui ?) à éviter les pièges du mariage pour tous

Ce jeudi 25 février, Matteo Renzi engageait la confiance de son gouvernement sur un sujet de tension: les unions civiles pour personnes de même sexe en Italie. A défaut de prévoir un mariage, le Premier ministre italien cherche à négocier un texte permettant une union civile qui n'offre pas de droit à l'adoption, ni d'obligation à la fidélité. Ces différences avec le mariage sont nécessaires pour convaincre les acteurs politiques les plus conservateurs en Italie.

Atlantico : Matteo Renzi engage ce jeudi la confiance de son gouvernement sur la loi relative aux unions homosexuelles. Après une forte opposition de plusieurs mois des milieux catholiques et du Parlement, y compris au sein du Parti démocrate, le gouvernement ne devrait pas avoir de problème pour faire passer cette loi. En quoi les ajustements apportés au texte ont-ils permis à Matteo Renzi de réunir une majorité sur ce sujet ?

Mauro Zanon : Les modifications qui ont poussé le Sénat à voter la confiance au gouvernement sur le "super-amendement" reformulant la loi sur les unions pour les couples de même sexe, ont été les suivantes : suppression du droit à l'adoption de l'enfant et suppression de l'obligation de fidélité. Ces modifications ont permis d'obtenir le soutien fondamental du courant catholique du Parti démocrate et des alliées du Nouveau Centre-Droite (NCD). Ces ajustements visent à souligner la différence entre les unions civiles et le mariage.

C'est cette variable qui a poussé les catholiques du Pd et les membres du NCD à accepter le texte du gouvernement. Un compromis acceptable a été ainsi trouvé pour tout le monde et c'est cela la "vraie" victoire de Renzi : le fait d'avoir compris et écouté ses interlocuteurs, et de les avoir ainsi poussés à voter la loi grâce à des ajustements. 

samedi 27 février 2016

GPA: LA PRISE DE CONSCIENCE PROGRESSE EN EUROPE

Par Edouard in Alliance Vita


Suède : un rapport gouvernemental en faveur de la lutte contre toute forme de GPA


Cette semaine, une enquête gouvernementale sur la maternité de substitution a été remise au  Parlement suédois qui devrait prochainement l’approuver. Le rapporteur principal Eva Wendel Rosenberg a présenté ses conclusions au ministre de la Justice, Morgan Johansson.

Les conclusions de ce rapport comprennent l’interdiction de toute pratique de gestation pour autrui, quel que soit le libellé selon lequel celles-ci seraient organisées, « commerciales » ou « altruistes ». Egalement, la Suède envisage de prendre  des mesures pour empêcher les citoyens de se rendre dans des cliniques à l’étranger.

Pour Eva Wendel Rosenberg, « la raison la plus importante pour ne pas accepter la maternité de substitution en Suède est le risque que des femmes subissent des pressions pour devenir mères porteuses. Or, être enceinte et donner naissance à un enfant,  c’est un engagement qui implique des risques ».

Pour Kajsa Ekis Ekman, journaliste suédoise et militante féministe, « ceci est une décision révolutionnaire, un vrai pas en avant pour le mouvement des femmes ». Cette conférencière lutte contre toute forme de gestation pour autrui ; elle est régulièrement auditionnée, comme récemment au Parlement européen et aux Assises pour l’Abolition Internationale de la Maternité de substitution qui se sont tenues le mardi 2 février 2016 à l’Assemblée nationale à Paris. Dans sa tribune publiée par The Guardian, la jeune suédoise précise que « la notion de maternité de substitution «altruiste» – en plus d’être un leurre, car sans lien avec la réalité, a une base idéologique très étrange. Comme si l’exploitation ne consistait qu’à donner de l’argent à la femme. Dans ce cas, moins elle serait payée, moins elle serait exploitée ? »  Elle précise que « l‘enquête suédoise réfute l’argument que certaines GPA dites « altruistes » pourraient être acceptées. « Il n’y a pas de preuve, dit l’enquête, que la légalisation de la maternité de substitution dite altruiste puisse faire disparaître l’industrie commerciale de la GPA. L’expérience internationale montre le contraire – les citoyens des pays tels que les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne, où la pratique des mères porteuses est très répandue, sont parmi les plus nombreux commanditaires étrangers en Inde et au Népal. La GPA exige de la femme de porter un enfant pendant neuf mois, puis le donner ».

Une prise de conscience de la gravité des enjeux liés à la GPA se confirme en Europe. No Maternity Traffic, dont Alliance VITA est partenaire, appelle à une mobilisation massive des citoyens européens pour l’abolition universelle de la GPA. Signer la pétition www.nomaternitytraffic.eu

UN DE NOUS: LES MEDIAS ESPAGNOLS AU RENDEZ-VOUS

Par Edouard in Undenous.fr



Immense retentissement en Espagne !


Jaime Jaime Mayor Oreja, ancien ministre de l’intérieur espagnol, a présenté à la presse Madrilène le Forum UN DE NOUS. Immense retentissement dans les médias, (notamment ABC Sociedad, Hispanidad, et TeleMadrid). « Nous n’acceptons pas la situation politique, juridique et sociale actuelle en rapport au droit à la vie », a-t-il affirmé. « L’inaction politique sur ce sujet est le fruit de notre résignation, et c’est pour cela que ce Forum est appel pour ne pas se résigner à la fatalité ».

L’objectif du Forum et de la Fédération est de réunir des milliers de personnes de toute l’Europe «avec l’objectif commun de défendre la vie», et de s’investir dans « le débat culturel des valeurs qui commence avec le débat sur le droit à la vie ».

Il faut pour cela « surmonter la résignation » et « la peur référentielle à une mode dominante » devant la situation politique actuelle, juridique et sociale en relation au droit à la vie. Le positionnement actuel du PPE est « lamentable » sur le sujet de l’avortement. « Il n’y a pas un seul responsable. Beaucoup se résignent, et la défense de la vie a été expulsée du débat politique », affirme l’ex-leader du PPE.

L’Union Européenne a besoin « de se réarmer moralement » et nécessite « un changement profond d’attitude personnelle devant ce débat », a-t-il conclu, suscitant de nombreux articles dans toute l’Espagne.

LOI TAUBIRA: LES LECONS DE L'INITIAVE POPULAIRE

Par Edouard in Atlantico


700 000 signatures pour rien : trois ans après, le promoteur de la pétition anti mariage pour tous tire les leçons de l’enterrement de son initiative citoyenne


Les 3 bougies ont un goût amer pour les défenseurs de la pétition contre le mariage pour tous. Depuis, la loi est passée et la démarche en est toujours au point mort. Pourtant elle avait dépassé les 500 000 signatures nécessaires pour être étudiée. Le symbole d'une démocratie encore imparfaite, prête à écouter les citoyens...jusqu'au moment où ces derniers désapprouvent les réformes engagées.

Atlantico : C'était cette semaine le 3ème anniversaire de la pétition que vous avez lancée, la pétition anti-mariage pour tous. Quel constat dressez-vous de cette démarche 3 ans plus tard ?

Philippe Brillault :
Frigide Barjot m'a appelé avant-hier pour me souhaiter un bon anniversaire. Cette pétition nous appartient à tous les deux. Quand Frigide est sortie de l'Elysée suite à son entretien avec le Président François Hollande, nous avions convenu que si les résultats n'étaient pas au rendez-vous, la pétition que je lui avais soumise serait lancée. Une heure après, nous l'avons effectivement mise sur les réseaux sociaux. Il était frappant de voir qu'en quelques jours, dans les boîtes aux lettres du Chesnay, nous avions reçu une centaine de signatures et qu'en quinze jours, nous franchissions les 700 000 signatures.

Sans les médias, nous avons quand même vu une grande mobilisation de la population. Cela signifie que les réseaux sociaux sont capables éventuellement de se substituer aux médias quand les médias ne relaient pas les messages. De quel type de réseaux parlons-nous ? Il est vrai que la Manif pour tous utilisait les réseaux sociaux pour dialoguer. Une de mes premières réflexions a été de me dire que les réseaux sociaux représentent une force extraordinaire pour bouger.

mercredi 24 février 2016

LOI TAUBIRA: MEME LA GRECE ANTIQUE ETAIT CONTRE !

Par Edouard in blog du père Michel VIOT


Extrait:
(...) Alors il ne faut pas s’étonner que les idéologues de la philosophie des Lumières, qui haïssent autant le christianisme que la civilisation qu’il a engendrée, se soient engouffrés dans cette brèche leur permettant de propager leur culture de mort. En évoquant dans un blog précédent l’affaire des poisons qui se produisit sous Louis XIV, et ce à propos de la loi sur la fin de vie qui risquait de déboucher sur l’euthanasie, j’avais écrit que le roi n’avait pas fait de la marquise de Brinvilliers son ministre de la santé, mais qu’il l’avait envoyée devant des juges qui la condamnèrent à mort comme « chef » des empoisonneuses. 
La loi ouvrant la porte à l’euthanasie étant votée, les nouvelles dispositions sur l’avortement connues, l’actuelle ministre a bien pris la succession de la marquise, sans poudre… Les historiens me comprendront. Mais je ne lui souhaite pas le sort de la Brinvilliers, comme prêtre, je lui redis ce qu’on écrit quelques-uns de nos évêques, exprimant ce que beaucoup pensent. J’ajoute que je trouve inconvenants dans une démocratie qui se veut respectueuse des consciences – du moins est-ce écrit dans le préambule de sa Constitution – ces rappels au civisme ! On nous a déjà fait « le coup » pour la loi Taubira ! 

GPA: JURISTES POUR L'ENFANCE SE PORTE PARTIE CIVILE

Par Edouard in Juristes pour l'Enfance

Sociétés américaines de GPA en France : constitution de partie civile des Juristes pour l’enfance


En octobre 2014, l’association Juristes pour l’enfance déposait une plainte contre la société américaine Circle Surrogacy qui vient proposer, en France, ses services aux Français pour pratiquer des GPA aux Etats Unis.
Bien que les faits dénoncés et contraires à la loi soient avérés et que la société se vante sur son site internet de ce qui lui est reproché, servir d’intermédiaire entre les clients français et les gestatrices américaines, la plainte a été classée sans suite.
L’activité de la société constitue l’infraction d’entremise en vue de la GPA, sanctionnée par l’article 227-12 du code pénal qui punit d‘un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende le fait de s’entremettre entre une personne ou un couple désireux d’accueillir un enfant et une femme acceptant de porter en elle cet enfant en vue de le leur remettre.
Alors que la commission des lois du Sénat vient de rendre un rapport en faveur d’un renforcement de la répression pénale des activités de GPA, et qu’elle invite l’Etat français à des négociations avec les Etats pratiquant la GPA pour qu’ils interdisent le recours des ressortissants français à cette pratique, Juristes pour l’enfance met sa confiance dans la justice qui ne peut laisser, au mépris de la loi française, les sociétés étrangères démarcher les clients français potentiels sur notre sol.

SOUTIEN DU PAPE AU FORUM EUROPEEN UN DE NOUS

Par Edouard in Le Salon Beige



Le Pape apporte son soutien au Forum UN DE NOUS


Le pape François vient d’apporter son soutien aux participants et aux organisateurs du Forum européen UN DE NOUS qui aura lieu le samedi 12 mars 2016 à Paris.

Dans une lettre du 16 février 2016 adressée au vice-président de la Fédération UN DE NOUS Thierry de la Villejégu (Directeur de la Fondation Jérôme Lejeune) et Gian Luigi Gigli (Président du Movimento per la Vita, association membre de la Fédération), le Pape François annonce qu’il « salue cordialement les participants [au Forum] et les assure de sa prière ».

Le Saint-Père souhaite que les travaux des participants au Forum UN DE NOUS:
    
« contribuent à promouvoir en Europe une culture au service du respect de la vie depuis sa conception ». « Il salue et encourage l’engagement généreux et créatif de tous ceux qui travaillent à manifester le sens authentique de la personne humaine et sa dignité ! »

Le pape adresse également « une particulière Bénédiction apostolique aux personnes présentes et aux organisateurs ».