vendredi 29 janvier 2016

FIN DE VIE: MAITRE PAILLOT REAGIT

Par Edouard in Gènéthique

Adoption de la loi fin de vie : Jean Paillot, l’avocat des parents de Vincent Lambert, réagit


Alors que la Commission mixte paritaire vient d’adopter la proposition de loi créant de nouveaux droits pour les personnes malades en fin de vie, Maître Paillot, l’avocat des parents de Vincent Lambert pose, pour Gènéthique, un regard critique sur le texte. Il évoque aussi les conséquences à venir de ce vote pour des patients comme Vincent Lambert.

Quel est votre sentiment général sur le texte voté  par la commission mixte paritaire  créant de nouveaux droits pour les personnes malades en fin de vie ?
Jean Paillot : Ce texte est probablement un moindre mal par rapport à une légalisation de l’euthanasie par action. Mais il ne faut pas être dupe : il ouvre la porte aux euthanasies par omission, dès lors qu’il admet la légitimité d’un arrêt d’alimentation et d’hydratation artificielles d’une personne handicapée et incapable de donner elle-même son consentement, arrêt dont les conditions d’accès ne sont pas parfaitement précises et sont insuffisamment entourées de garanties. Ainsi en est-il du fait qu’un médecin seul est susceptible de prendre une telle décision, quoi que puisse en penser sa famille ou la personne de confiance pour lesquelles la seule obligation est d’être auditionnées. Dans ce domaine, j’aurais apprécié qu’au minimum, un consensus familial et médical soit acté. Mais la procédure de la loi Leonetti n’a pas été modifiée, alors que le champ d’action de cette loi l’est, lui et qu’il s’adresse non plus seulement aux personnes malades ou en fin de vie, mais aussi aux personnes handicapées.

La deuxième critique que je formule – et que je formule depuis 2005 en réalité – est que le législateur ne prend toujours pas la peine de définir ce qu’est un soin, ce qu’est un traitement, et quelle différence on fait entre ces deux notions. Or ces deux notions coexistent dans le code de la santé publique depuis 2005. Pourquoi l’alimentation artificielle est-elle considérée comme étant un traitement ? Ne faudrait-il pas définir d’abord ce qu’est un traitement, puis ensuite se demander si telle ou telle action constitue un soin ou un traitement ?

GPA: UNE MERE VENDAIT SES ENFANTS AU PLUS OFFRANT

Par Edouard in Le Figaro.fr


Une mère porteuse jugée pour escroquerie


Une mère porteuse accusée d'avoir escroqué deux couples homosexuels à qui elle n'a jamais remis les enfants "commandés", a été jugée mardi soir par le tribunal correctionnel de Blois qui rendra son jugement le 22 mars. Aurore, une jeune femme de Vendôme (Loir-et-Cher) aujourd'hui âgée de 37 ans, qui se présentait sous l'euphémisme de "nounou prénatale", est d'abord venue par altruisme au secours de couples en mal d'enfants.

En 2008, alors qu'elle a déjà quatre enfants, elle a préféré remettre son cinquième nouveau-né, non voulu, une petite fille, à un couple de Parisiens, sans contrepartie financière.
Mais cette première expérience l'a poussée à proposer ses services de mère porteuse pour une dizaine de milliers d'euros sous les pseudonymes "d'ange sincère" ou de "petite cigogne" sur un site internet. En août 2009, un couple anglais se montre intéressé mais les tentatives d'insémination artisanale avec le sperme du mari sont un échec.L'année suivante, elle répond à l'annonce d'un couple homosexuel de Loire-Atlantique et accepte de porter leur enfant en échange de 15.000 euros.

L'accouchement est prévu le 21 mars 2011, à Saint-Nazaire mais elle n'est pas au rendez-vous et envoie un texto au couple en prétendant que l'enfant est mort-né.En réalité, le nouveau-né, un garçon, est en parfaite santé et a été confié à un autre couple homosexuel résidant au Luxembourg, à qui elle avait aussi promis l'enfant pour une dizaine de milliers d'euros.

FAMILLES SOUS PRESSION: COMMUNIQUE DES AFC

Par Edouard in AFC

Les familles au bord du burn-out fiscal


Les Associations Familiales Catholiques sonnent l’alerte alors que les réformes de politique familiale pèsent de plus en plus sur les familles : abaissements successifs en 2013 puis 2014 du plafond du quotient familial, réforme du congé parental, mise sous conditions de ressources des allocations familiales,...

Après avoir déposé un recours devant le Conseil d'État contre le décret d'application de cette dernière disposition, les AFC ont commandé un sondage exclusif IFOP vérifiant le niveau d'acceptation de ces réformes et leur impact sur le niveau de vie des familles.
 
Les résultats de ce sondage exclusif Ifop réalisé du 4 au 7 janvier pour les AFC ont de quoi inquiéter :
  • une majorité écrasante de Français, soit 79%, font état d’un profond “ras-le-bol” fiscal en ce début d’année, et 76% de nos concitoyens estiment que la politique fiscale pénalise fortement les familles. Ce sentiment est partagé par 64% de l’électorat de la majorité gouvernementale ;
  • 83% des Français vont jusqu’à penser que l’une des mesures phares de l’année 2015, à savoir la mise sous conditions de ressources des allocations familiales, n’est que le premier pas vers une voie d’économie budgétaire à bon compte du système de protection sociale... puisqu’elle porte en risque son extension à d’autres prestations (assurance maladie par exemple) ;
  • les réformes gouvernementales pourraient même avoir un impact direct et menaçant sur l’avenir de la natalité française, dès lors qu’1 Français sur 2 et 62% des parents de deux enfants ou plus y voient un contexte qui découragerait l’accueil d’un nouvel enfant. Il s’agit là d’une autre donnée sensible alors que le nombre de naissances en France n’a jamais été aussi bas depuis quinze ans, mettant en danger le renouvellement des générations et l’équilibre de notre régime de retraites.

jeudi 28 janvier 2016

FIN DE VIE: COMMUNIQUE D'ALLIANCE VITA

Par Edouard in Alliance Vita

 

Fin de vie : totale vigilance sur l’application de la loi

Pour Alliance VITA, la loi sur la fin de vie qui vient d’être votée au Parlement hier nécessite maintenant un suivi vigilant par les parlementaires, les professionnels de santé et les usagers de la santé, pour que soit évitée toute dérive vers des pratiques euthanasiques.

La nouvelle loi marque l’aboutissement d’un processus entamé avec la proposition 21 du candidat François Hollande en faveur d’une « assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité », expression particulièrement floue qui a nourri espoirs et inquiétudes depuis près de quatre ans.

Les débats d’hier, tant à l’Assemblée nationale qu’au Sénat, ont montré une fois de plus que les deux principales mesures – la sédation profonde et continue jusqu’au décès, et les directives anticipées contraignantes – sont comprises différemment selon l’intention profonde de chacun. Ces ambiguïtés risquent d’aboutir à des pratiques médicales contradictoires, soit qui respecteront les patients les plus vulnérables (personnes en fin de vie, lourdement handicapées ou inconscientes), soit qui introduiront des euthanasies ou des suicides assistés déguisés. C’est la raison de l’opposition réitérée d’Alliance VITA à ces nouvelles dispositions, et de son engagement au sein du collectif Soulager mais pas tuer.

LE MARIAGE HOMO EST-IL PASSE DE MODE ?

Par Edouard in Atlantico

Mariage pour tous, deux ans après, un flop social : les leçons du bilan chiffré

Le mariage gay n’a pas la cote chez les homosexuels. Selon l’institut national de la statistique et des études économiques (Insee), le nombre de mariages homosexuels a globalement décru passant de 10 522 mariages de personnes de même sexe en 2014 à 8000 en 2015. Plus qu'une nécessité, un véritable projet culturel.

Atlantico : Selon l’institut national de la statistique et des études économiques (Insee), le nombre de mariages homosexuels a globalement décru passant de 10 522 mariages de personnes de même sexe en 2014 à 8000 en 2015. Qu'est-ce que cela révèle, selon vous, de l'attente sociale réelle concernant le mariage entre personnes de même sexe ? Qu'est-ce que cela dit de l'enjeu de la loi Taubira ?

Guillaume de Prémare : L’enjeu de la loi Taubira était culturel, il s’agissait de déconstruire l’ordre anthropologique naturel et symbolique qui fonde la société sur la famille et la famille sur la différence homme-femme, le père, la mère et l’enfant. Madame Taubira a joué cartes sur table en précisant qu’il s’agissait d’un "changement de civilisation". Ce nouvel ordre symbolique et social est un symptôme fort de ce que Pierre Manent nomme "la souveraineté illimitée de l’individu". Dans la dialectique des minorités, la fonction de la loi est d’assurer la reconnaissance sociale de l’individu dans toutes ses dimensions particulières.

Il faudrait ainsi un statut pour tous, alors même que tous ont déjà un statut partagé, celui de personne et de citoyen. Chacun revendique de nouveaux droits qui ne reposent sur aucune réalité commune. La logique des minorités est une marche folle vers une égalité fictive essentialisée, qui mène à la guerre de tous contre tous. Et nous voyons bien que les principes communs de vie en société se délitent : tout le monde se demande aujourd’hui comment vivre ensemble. Mais la loi Taubira est loin d’être le seul facteur. L’engrenage de ce que Jacques Généreux nomme la "dissociété" a commencé depuis longtemps. Nous avons oublié que la loi est un cadre général qui se réfère à des réalités partagées et favorise le déploiement d’un bien commun.
En quoi le débat sur le mariage gay et la loi qui a suivi ont-il pu contribuer à promouvoir la théorie du genre ?

SENS COMMUN: L'ATAVISME BOURGEOIS DE CETTE FRANGE CONSERVATRICE

Par Edouard in Boulevard Voltaire

Il faut que Sens commun franchisse le Rubicon

À supposer que l’abrogation de la loi Taubira soit l’alpha et l’oméga de l’engagement politique et que le Grand Remplacement, les délocalisations par une finance mondialisée, la soumission à l’OTAN et à une Union européenne de plus en plus antidémocratique, le soutien aux djihadistes syriens et libyens par Sarkozy en 2011 et le développement du communautarisme islamique soient des sujets parfaitement secondaires, force est de constater que l’entrisme au sein des Républicains n’a pas porté ses fruits sur ce sujet.

Après les déclarations de Copé, puis le rétropédalage d’Estrosi, c’est maintenant Sarkozy qui vient d’annoncer qu’il ne reviendrait pas sur le mariage homosexuel après avoir dit le contraire devant des militants de Sens commun quelques mois auparavant, tout en précisant de manière cynique que cela « ne coûtait pas cher ».

Certes, il fallait être bien naïf pour croire en la parole d’un homme qui a dit tout et son contraire depuis qu’il fait de la politique.

Que vont-ils faire, maintenant ? S’accrocher à un Hervé Mariton (que Sens commun avait snobé en misant sur Sarkozy) ou un Jean-Frédéric Poisson qui, au moins sur ce sujet, ont le mérite d’être restés fidèles ? Sauf miracle, ces candidats à la primaire ne seront pas les candidats à la présidentielle. Les électeurs auront donc le choix entre un Juppé qui subventionne les associations LGBT dans sa ville et un Sarkozy qui vient de les trahir.

La solution serait peut-être d’aller voir ailleurs.

Marine Le Pen, en dépit de son absence aux Manifs pour tous, a toujours dit qu’elle abrogerait la loi Taubira et, à ce jour, elle est la seule présidentiable à rester fidèle à cette position. Alors pourquoi, en toute logique, ne pas franchir le Rubicon ?

Je le dis sans haine : il y a un atavisme bourgeois au sein de cette frange conservatrice. On est abonné à Valeurs actuelles, on a lu le dernier Zemmour ou le dernier Villiers mais on continue toujours à rester un brave petit soldat des Républicains parce que le logiciel psychologique de cette famille de pensée ne permet pas de casser les « barrières mentales » dans lesquelles elle s’est enfermée.

LES SENTINELLES DE CHALONS EN CHAMPAGNE NE LACHENT TOUJOURS RIEN !

Par David


Les sentinelles de Châlons battent un record !

Ils étaient douze face au Palais de justice de Chalons en champagne ce lundi 25 janvier 2016, ce qui constitue un record depuis la première action.

Rendez-vous est pris pour une veillée lundi 8 février de  20H00 à 21H30 sur les marches de l’hôtel de ville afin de fêter le départ de Madame TAUBIRA.
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