Par Edouard in Boulevard Voltaire
La bisexualité défile à Paris
Inaugurée en 1999, la Journée internationale de la bisexualité s’est agrémentée, mercredi, d’une marche dans la capitale organisée par plusieurs associations LGBT, qui trouvent sans doute là un moyen de justifier leur utilité et, par extension, celle des subventions qui les perfusent.
Inaugurée en 1999, la Journée internationale de la bisexualité s’est agrémentée, mercredi, d’une marche dans la capitale organisée par plusieurs associations LGBT, qui trouvent sans doute là un moyen de justifier leur utilité et, par extension, celle des subventions qui les perfusent. Que les bisexuels soient la cible de discriminations est indéniable : ils sont perçus avec méfiance, voire mépris, aussi bien par les hétéros, qui les jugent dépravés et frivoles, que par les homos qui leur reprochent de ne pas s’assumer et d’être incapables de choisir leur camp.
Peut-on croire une seule seconde qu’une journée dédiée bousculera d’un iota les positions ? Non. En revanche, elle permet une fois de plus à des lobbies bobo-compatibles de phagocyter l’espace médiatique avec la bénédiction de la mairie de Paris, qui ne va pas laisser filer une si belle occasion de racoler les dernières franges de la population soutenant encore la gauche. La capitale devient ainsi, peu à peu, la vitrine culturelle officielle des minorités, un bric-à-brac idéologique sans queue ni tête où s’entrechoquent l’émancipation sexuelle des uns et l’obscurantisme voilé des autres. Qu’importent les incohérences, dès lors qu’elles rassasient les urnes.